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 Le jazz des années 60

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Taboulez



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MessageSujet: Le jazz des années 60   Ven 5 Oct - 16:29

Je ne sais pas si il reste encore quelqu'un pour jeter un œil de temps en temps à ce forum, mais je tente tout de même de laisser un message, on ne sait jamais.

Donc voilà cet été je me suis replongé un petit peu dans l'univers du jazz des années 60 (et fin des années 50) donc grosso-modo bebop tardif, freejazz et consort (le Coltrane sixties, Archie Shepp etc,...), que j'avais déjà découvert par le passé, mais que je n'avais pas réécouté depuis longtemps...

Et mine de rien il y a des choses vraiment très intéressantes là dedans. Il n'est pas rare notamment que les musiciens empruntent à l'harmonie modale (on discerne parfois des accords issus de la gamme par tons de Debussy par exemple), surtout quand c'est Bill Evans au piano d'ailleurs, même si, tout ceci étant souvent noyé dans les improvisations, ça reste généralement furtif, le joueur passant d'un type d'accords à un autre sans vraiment laisser le temps au mode en question de s'épanouir, surtout quand il s'agit de se lancer dans un chorus à toute berzingue. Et puis l'aspect très syncopé de leur jeu gomme aussi pas mal le caractère impressionniste qu'aurait pu donner à leur musique l'usage de ce genre d'accords.

Ce qui est amusant aussi, c'est quand il arrive (j'ai l'impression) qu'un des musiciens improvise de son côté des accords issus de certains modes et qu'un autre fasse idem, sans trop se soucier de son petit camarade, avec des accords issus d'autres modes.. ça fait parfois naître une sorte de polymodalité "involontaire", ou d'atonalité non préméditée (même s'ils savent pertinemment qu'en procédant de la sorte ils finissent par tomber dans ce genre d'atonalité).

C'est d'ailleurs un peu là que se dessinent les limites de l'exercice à mon sens. Les jazzmen demeurant finalement davantage des musiciens que des compositeurs, ils nourrissent surtout des ambitions de musiciens: la performance de leur jeu en particulier, qu'ils complexifient selon les circonstances, que ce soit en se lançant dans des solos endiablés ou bien en s'amusant avec leurs petits camarades...
Là où des artistes qui sont davantage compositeur que musicien vont plutôt nourrir des fantasmes de créateurs: chercher à imaginer et mettre au point des univers musicaux et des climats divers.

C'est ce qui explique notamment que chez les jazzmen des années bebop et freejazz on ne trouve que rarement des initiatives d'orchestration. Jamais au cours d'une session ils ne se disent tiens aujourd'hui on pourrait intégrer des bois, ou bien un marimba ou je ne sais quel autre timbre, désaccorder un piano, ajouter un peu de fantaisie quoi. C'est à mon avis assez révélateur. Le fait qu'ils reprennent la plupart du temps des thèmes préexistants aussi, pour s'amuser avec. Ils ne sont pas vraiment là pour créer des univers, ils cherchent avant tout à délivrer les performances les plus libres. D'ailleurs la musique des uns et des autres se ressemble assez, et c'est surtout leur jeu très personnel qui les différencie et les distingue.


Du coup finalement je préfère tout de même le jazz de compositeurs purs et durs, qui se révèle souvent bien plus fou et imaginatif, celui de gens comme Don Ellis, Colombier, Legrand, Ogerman le jazz expérimental des BO de Sarde ou Schifrin... qui tous ont souvent fait du jazz modal et atonal, mais pour le dépasser, aller au delà vers d'autres directions, en l'agrémentant de plein de petites trouvailles de compositeurs, afin de créer des univers et des climats beaucoup plus variés.
(Don Ellis allant même jusqu'à conserver la tradition des chorus interminables, mais en les agrémentant de quelques folies en plus comme des hurlements gutturaux ou des accompagnements électroacoustiques etc,...)
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kfigaro



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MessageSujet: Re: Le jazz des années 60   Mar 9 Oct - 4:21

Jamais réellement accroché à ce type de jazz pour ma part, j'ai d'ailleurs énormement de mal à entendre les moindres atmosphères debussystes là dedans... Rolling Eyes Il manque plein de choses qu'on ne trouve que chez les musiciens classiques : les mesures strictement semblables (les répétitions de cellules très utilisées chez Debussy et ses suiveurs), les audaces harmoniques encadrées par des accords traditionnels (alors que dans le bop, tout est perpetuellement dissonant ou presque) et j'en passe...

En matière de jazzeux, j'aime surtout le swing classique, notamment Count Basie.

Il y a effectivement peu d'initiatives d'orchestration sauf chez Gil Evans (excellent arrangeur chez Miles Davis et en solo).

En fait, ce sont leurs impros que je n'aime pas vraiment... comme tu l'indiques très bien, elles se ressemblent énormement (trop d'accords semblables en fait et puis trop de dissonances tuent les dissonances...). Par contre j'adore plus que tout le même type de délires mais en rock tendance psychédélique : par exemple chez Gong (très freejazz à leurs débuts), Guru Guru, Sonic Youth (que j'écoute en ce moment), Ash Ra Tempel (ahh ce guitariste), Funkadelic, Can, Amon Düül II, les Stooges période "Fun House" et évidemment Jimi Hendrix... chez eux, le caractère "free" et les jams délirants vont toujours de pair avec un goût permanent pour une certaine structuration, un sens mélodique (hérité de la variété - l'une des lointaines origines du rock avec le blues) toujours présent, et généralement tout ça est bati sur un rythme super solide (basse et batterie le plus souvent) et nettement plus "africain" que l'espèce de chaos peu engageant qu'on entend perpetuellement dans l'accompagnement du jazz (contrebasse et batterie)...
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Taboulez



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MessageSujet: Re: Le jazz des années 60   Mar 9 Oct - 12:52

Ah tiens, j'ai de la chance on dirait, je croyais le forum déserté de ses visiteurs et je ne m'attendais pas à une réponse aussi rapide Very Happy .

Pour les atmosphères impressionnistes tu as tout à fait raison, c'est vraiment beaucoup trop furtif et parcellaire pour que l'on puisse les discerner nous sommes d'accord là-dessus.

En fait j'ai l'impression qu'à cette période les jazzeux ont commencé à reprendre à leur compte, volontairement ou involontairement, la philosophie de certains compositeurs classiques parmi les plus modernes du XXème siècle, à savoir faire table rase d'à peu près toutes les règles de l'harmonie traditionnelle afin de pouvoir jouer la musique la plus affranchie de toutes ces contraintes. Ils en sont un peu les continuateurs à un moment où, à la fin des années 50, les compositeurs atonals de la musique classique commençaient à avoir bouclé la boucle et à avoir atteint le bout du bout de leur logique.

La grande différence à mon sens, c'est que les compositeurs du classique, précisément sont des compositeurs, et n'ont cessé, pour les meilleurs d'entre-eux en tous cas, de chercher, à travers leurs expérimentations atonales, à créer des univers sonores et musicaux insolites et inouïs, souvent bourrés d'initiatives (et notamment d'initiatives d'orchestration: électro-acoustique etc,...) et pleins de climats divers...
... Là où les jazzmen des années 60, qui sont davantage musiciens que compositeurs, n'ont pas cette vocation à imaginer des univers et climats tous plus fantaisistes les uns que les autres, et finissent du coup par uniformiser toute leur production de l'époque à mon avis (on a parfois l'impression qu'ils auraient pu enregistrer un album d'impro par jour s'ils avaient voulu),... ce qui paradoxalement rend leur musique beaucoup moins attractive et fascinante que les grands chefs-d’œuvre atonals des compositeurs savants des années 20, 30, 40, 50.

En tous cas c'est mon interprétation.
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SUN'JA



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MessageSujet: Re: Le jazz des années 60   Mar 9 Oct - 18:52

Histoire de faire court - le temps me manque - Je me retrouve plutôt bien dans vos deux propos. J'ai ma petite collection de jazz qui est principalement constituée, à quelques exceptions près, par des compositeurs qui ont presque toujours oeuvré sur la frontière qui sépare le jazz du classique. Ainsi, Pete Rugolo, par exemple, fait partie de ces compositeurs qui ont enrichi le jazz d'éléments compositionnels provenant des modernes comme Stravinsky ou des contemporains. Je conseille l'écoute de Mirage. Je conseille l'écoute de City of Glass d'un compositeur assez étonnant nommé Robert F. Graettinger. L'oeuvre est interprétée par le "Ebony Band" sous la direction de Gunther Schuller. Je trouve que ce compositeur, dont je conseille la lecture de sa biographie ci-dessous - c'est moi qui l'ai faite Very Happy - a proposé un jazz enrichi, intéressant..

http://musiqueclassique.forumpro.fr/t7684-robert-f-graettinger-l-oeuvre-d-une-vie

J'aime énormément le Concerto Grosso in D Blue de Herbie Mann ainsi que The Théâtre of Kurt Weill de Colin Towns et l'album Suite Extended de Mikael Raberg.

http://musiqueclassique.forumpro.fr/t7695-mikael-raberg

Je m'intéresse aussi au jazz polonais qui a sa propre histoire, au travers de compositeurs comme Komeda et Kurylewicz:

http://musiqueclassique.forumpro.fr/t6679-le-jazz-polonais

Sinon, j'estime que des gars comme Michel Portal, Denis Levaillant, Daniel Letisserand, Daniel Schnyder, Nils Lindberg, Guillaume de Chassy ont fait des choses intéressantes ou au moins bien sympathiques, dans ce domaine, histoire de citer des personnalités musicales auxquelles on ne pense pas d'emblée. Very Happy
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Taboulez



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MessageSujet: Re: Le jazz des années 60   Mar 9 Oct - 19:43

SUN'JA a écrit:
Histoire de faire court - le temps me manque - Je me retrouve plutôt bien dans vos deux propos.
Tiens c'est marrant. Te connaissant j'aurais justement cru que l'aspect ou l'esprit presque "musique de chambre" des trios, quartets et sextets jazz de chez Coltrane, Miles Davis, Evans, Shepp & co, t'aurait rendu tout particulièrement sensible ou réceptif à leur musique ("musique de chambre" souvent assez ascétique et grisâtre sur le plan esthétique, qui plus est !).

Sinon j'ai écouté les extraits du city of glass que tu avais présenté ("Transformation and Renewal"), et c'est très séduisant comme musique, un peu schifrinien dans l'esprit parfois.
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SUN'JA



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MessageSujet: Re: Le jazz des années 60   Mar 9 Oct - 21:07

J'ai oublié de mentionner un compositeur qui m'intéresse beaucoup dans ce domaine et qui a cette fameuse réputation d'équilibriste entre jazz et classique. Il s'agit du compositeur autrichien Michael Mantler. Pas plus tard qu'hier, j'ai réécouté sa série de sept concertos, le premier pour trompette et interprété par le compositeur lui-même, (trompettiste de formation), le second pour guitare, le troisième pour saxophone, le quatrième pour marimba et vibraphone, le cinquième pour trombone, le sixième pour piano et le septième pour percussion. Ce sont des concertos pour solistes et ensemble de chambre qui illustent parfaitement cet équilibre créatif entre jazz et classique.

Citation :
Tiens c'est marrant. Te connaissant j'aurais justement cru que l'aspect ou l'esprit presque "musique de chambre" des trios, quartets et sextets jazz de chez Coltrane, Miles Davis, Evans, Shepp & co, t'aurait rendu tout particulièrement sensible ou réceptif à leur musique.

Cet esprit m'intéresse aussi bien évidemment et je le trouve exquis chez des compositeurs comme Andrzej Kurylewicz, Jacques Tisserand, Denis Levaillant, mais là encore tout dépend de l'approche, de l'esthétique proposée, du jeu des musiciens, du rapport à l'instrument et de l'exploration sonore de celui-ci. Je peux effectivement trouver jubilatoire un trio classique de jazz dans certaines circonstances qui peuvent autant dépendre de l'excellence d'un morceau et de l'improvisation qui en résulte que du talent des musiciens qui l'interprètent, du souffle singulier qu'il sauront extirper de leur instrument. (j'adore lorsqu'un musicien maltraite avec talent et imagination son ou ses instruments. Je m'éloigne du jazz, mais j'adore le rapport du compositeur belge Jean-Paul Dessy avec le violoncelle et ses pièces pour violoncelle seul révèlent à mes oreilles une relation créatrice et intime à son instrument exquise - la relation intime entre un musicien et son instrument est quelque chose qui m'intéresse au plus haut point et que j'aime ressentir dans une musique. ) J'avais aussi évoqué une oeuvre de Mikael Raberg pour son esprit chambriste:

Citation :
Ebu-Suite associe alors le Big Band à une formation de chambre avec ses siècles d'histoire et de grandeur que symbolise le quatuor à cordes, pour un résultat des plus swinguants et intimistes à la fois. L'usage du clavecin dans un environnement jazzy s'avère également insolite et intéressant.
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Taboulez



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MessageSujet: Re: Le jazz des années 60   Mar 9 Oct - 21:35

SUN'JA a écrit:

Citation :
Tiens c'est marrant. Te connaissant j'aurais justement cru que l'aspect ou l'esprit presque "musique de chambre" des trios, quartets et sextets jazz de chez Coltrane, Miles Davis, Evans, Shepp & co, t'aurait rendu tout particulièrement sensible ou réceptif à leur musique.
Cet esprit m'intéresse aussi bien évidemment (...) mais là encore tout dépend de l'approche, de l'esthétique proposée
Précisément, sur le sujet des esthétiques bebop et freejazz en particuliers (et de leurs spécificités dont nous avons fait le détail) j'aurais bien aimé recueillir tes impressions Wink .



PS: puisque tu y faisais référence, Legrand a également parfois usé du clavecin (entre nombre d'autres timbres insolites d'ailleurs) dans un environnement jazzy, comme sur la splendide partition, assez dissonante, d'Eva par exemple.
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kfigaro



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MessageSujet: Re: Le jazz des années 60   Mar 9 Oct - 22:22

Sublime partition qu'Eva !, je garde d'ailleurs précieusement mon import japonais avec l'intégrale du score d'un film assez ennuyeux au demeurant...
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SUN'JA



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MessageSujet: Re: Le jazz des années 60   Mer 10 Oct - 21:52



Pas facile de trouver le morceau qui m'intéresse car rien de mieux qu'un extrait choisi pour exprimer le jazz que j'aime. Il a fallu que j'aille jusqu'au Japon pour que je trouve ce superbe Lament de Fumio Yasuda dans un enregistrement Youtube correct. Dans le domaine d'un jazz lent, voilà un esprit chambriste qui me plait beaucoup. Une nonchalance, un lancinement, une errance propre à chaque soliste pour un Lament aussi sensuel que consensuel où chaque musicien est à l'écoute de l'autre tout en cultivant une relation presque érotique avec son instrument : le touché émotionnel du piano (instrument dominant de ce trio), le chuchotement sensuel de la contrebasse, les frottements de la batterie...Il me reste à trouver un exemple représentatif de mon goût dans le domaine d'un jazz rapide. Very Happy

Et voilà, Taboulez, toutes mes réponses à tes questions. Wink
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kfigaro



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MessageSujet: Re: Le jazz des années 60   Sam 13 Oct - 19:17

Je viens d'écouter un disque que j'avais depuis longtemps chez moi : il s'agit du célèbre "Hymne au soleil" des frères Belmondo, jazzmen français connus (du post-Coltrane certes mais ils sont éclectiques puisqu'ils ont travaillé avec Milton Nascimento par exemple)

leur version de "Ma mère l'Oye" de Ravel est très fidèle :



c'est intéressant parce qu'on se trouve à l'exacte frontière entre le jazz et le classique - ça reste un jeu jazz très sobre et épuré mais en même temps, ils respectent la partition à la note près.
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SUN'JA



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MessageSujet: Re: Le jazz des années 60   Dim 14 Oct - 17:28


Oui, pas mal du tout, il faut dire que c'est une oeuvre de Ravel que j'aime beaucoup. Je l'ai sous une direction d'André Previn, Previn qui est une personnalité musicale que j'apprécie beaucoup, comme compositeur surtout, mais qui fut pendant toute sa vie hanté autant par le domaine du classique que celui du jazz. Même, lorsque j'écoute une oeuvre classique du compositeur, je me dis que le jazz n'est jamais très loin.

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kfigaro



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MessageSujet: Re: Le jazz des années 60   Jeu 18 Oct - 1:48

Un superbe titre de jazz orchestral (une chanson de Duke Ellington) par Lena Horne :

http://www.musicme.com/Sir-Simon-Rattle/albums/Duke-Ellington-Album-0724355701459.html?play=08

ça pourrait presque être un titre de Joyce... j'adore.
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MessageSujet: Re: Le jazz des années 60   Aujourd'hui à 23:03

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